LES ADDICTIONS

 

S'INFORMER POUR MIEUX FAIRE FACE

Pour s'adapter au mieux aux évolutions nouvelles, les professionnels de la route ont mis en place un programme de sensibilisation aux addictions. Parce qu'une bonne information est un outil majeur de la prévention, nous vous fourniront prochainement sous  clé USB, elle a pour ambition de vous apporter, produit par produit, une meilleure connaissance sur les effets, les dangers, les recours et les aides possibles. Notre souhait est que ce livre se retrouve entre les mains du plus grand nombre ; qu'il suscite le dialogue, au sein de la famille, à l'école ou au travail. Mieux informé, être plus autonome dans ses choix, mieux à même de s'orienter vers des systèmes d'aides et de soins et plus apte à soutenir des proches en difficulté, dans un domaine, la dépendance, qui plonge au plus profond de la personne humaine.
 

On parle d’addiction quand on ne peut plus se passer d’un produit ou d’un comportement, malgré leur effet gravement délétère sur sa santé ou sa vie sociale. Toutes sortes d’addictions peuvent exister, qu’elles soient liées ou non à des substances : tabac, alcool, drogues, médicaments, ou troubles des conduites alimentaires, jeux, sports, cyberaddictions, pratiques sexuelles... et l’addiction au travail.
 

Des addictions en augmentation

Aujourd’hui émergent de nouvelles conduites additives : augmentation de l’alcoolisme chez les jeunes, notamment avec le « binge drinking », (la "défonce"), mais aussi la banalisation de la cocaïne, les comportements additifs sans substance comme l’addiction sexuelle, ou encore les conduites poly-additives. En France, les addictions aux substances psycho-actives sont à l'origine chaque année d’environ 100 000 morts, dont près de 40 000 cancers. Les conduites additives interviendraient dans 30 % de la mortalité précoce (avant 65 ans).
 

Tabac

La consommation de tabac (par adulte de plus de quinze ans) est passée de 4,6 grammes en 2000, à 3,3 grammes en 2006 (un chiffre qui reste stable depuis 2004). Les campagnes de communication, les lois sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics, la forte augmentation du prix du tabac ces dernières années… ont entraîné cette baisse de la consommation. Pourtant les fumeurs les plus dépendants semblent peu concernés.
 

Cannabis

Un rapport de l’0FDT sur le cannabis (2007) indique que la France "figure parmi les pays les plus consommateurs en Europe tant chez les jeunes adultes que les adolescents… La part des consommateurs réguliers est en hausse : entre 2000 et 2005, elle est passée de 3,8 à 5,9 %. En 2005, 49,5 % des jeunes de 17 ans déclarent avoir expérimenté le cannabis. En moyenne, cette expérimentation a lieu à 15 ans".
 

Alcool

Même si on en consomme moins qu’auparavant, en 2003, la France était le sixième pays le plus consommateur d’alcool selon l’OMS (60 % sous forme de vin). Notre pays compte environ 13 millions de consommateurs réguliers. En 2004, nous consommions un peu plus de 13 litres d’alcool pur par habitant, soit presque trois verres par habitant et par jour.
 

Cocaïne

Sa consommation augmente, et "pénètre" désormais différents milieux. Les dealers de cocaïne "empruntent" aujourd’hui les "réseaux de diffusion" du haschich. Ainsi, la cocaïne se trouve plus largement distribuée parmi les jeunes.

La cocaïne peut "se sniffer" ou se fumer. Ce dernier mode d’administration est plus "efficace" (apportant plus de sensations), mais aussi plus nocif. Cette drogue entraîne vite une très forte dépendance, avec des risques de complications neuropsychiques mais aussi cardio-vasculaires !

Addictions comportementales

Les données concernant ces types d'addictions sont peu nombreuses, pour diverses raisons - en particulier pour des problèmes de méthodologie. Il semble qu'entre 1 à 6 % de la population générale serait sujette à des comportements d’achats compulsifs. Les femmes sont les plus concernées. Autre exemple concernant le jeu : les parieurs pathologiques dépensent 14 à 45 % de leurs revenus dans le jeu.
Pour mieux répondre aux problèmes liés aux addictions qui constituent aujourd’hui une question majeure de santé publique, le Plan gouvernemental 2007-2011 sur « La prise en charge et la prévention des addictions » a été mis en place. L'objectif est de renforcer et de coordonner les dispositifs existants et développer les ressources à toutes les étapes de la prise en charge de ces problèmes (de la prévention, aux soins et à l’accompagnement social).

L'originalité de ce Plan sur les addictions est de mettre en place une prise en charge des addictions de façon "transversale". Les approches thérapeutique et préventive des addictions qui jusqu’alors s’effectuait par produits (tabac, alcool…) se trouvent "décloisonner". Le problème est désormais considérer de manière globale qu’elle soit liée ou non à des substances.
 

Nos conseils :

 Si vous vous interrogez sur vos comportements qui manifestement montrent une dépendance, n'hésitez pas à consulter.
 Vous pouvez consulter votre médecin traitant, un médecin spécialisé dans les addictions (dans les hôpitaux, par exemple, le nombre de consultations dédiées à ce problème devrait augmenter).

Vous pouvez aussi vous adresser à un psychothérapeute spécialisé dans les phénomènes de dépendance.